Texte de Mai 1968 au miroir
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Argument de  Mai 1968 au miroir

         L’étudiant étranger débarque à Paris. Il ouvrira de nombreuses portes du savoir : la Faculté des sciences, d’abord, pour un temps, puis, durablement, la Sorbonne, où il apprendra la Philosophie, la Logique, l’Épistémologie, l’Histoire des sciences et des Techniques, tandis que l’appétit de savoir le pousse aussi à se glisser dans les auditoires combles d’Althusser, de Lacan, de Michel Foucault ou de Michel Serres.

       Il lit aussi Guy Debord.

       Quand « mai 68 » l’embarque soudain dans un débordement inattendu de la liberté de la jeunesse estudiantine, c’est comme une étoile compagnon qu’il suit le « Mouvement » (en marche déjà depuis le …22 mars). Il marche, tangue, vacille, se fait pensif et méditatif, au gré des secousses politiques et des fortes répliques de ce mois de mai des étudiants français. Entre le 3 et le 30 mai, il est surpris et emporté par la très vive allure de char d’assaut qu’imposent au temps politique les étudiants « révolutionnaires » parisiens. Il regarde -plutôt pour observer que pour adhérer- les rues saccagées et les amphithéâtres occupés. Il écoute aussi beaucoup ; lit un peu de tout. Il monte donc la scène des heures de gloire de l’étudiant flamboyant parisien jusques et y compris le curieux mouvement immobile du cercle pérenne où les conduisent les passions simples humaines, cet envers d’un tumultueux mais « classique » mois de mai, qu’il  parcourt irrévérencieusement.

       En somme, Castel JEAN propose dans ces pages le chaînon manquant du « mai 68 » des étudiants de France. Ce n’est pas de sa faute si son « mai » détonne et ne fait pas plaisir !

       Et après ?

       Deux grandes figures -Sartre et de Gaulle- sont sauves. La liberté et l’indépendance seront donc sauves aussi après la traversée de ce curieux mois de mai qui commença le 22 mars (occupation étudiante de la faculté des lettres de Nanterre) et se termina le 13 juillet (nomination de Couve de Murville comme Premier Ministre).

       Dépêches envoyées du front estudiantin et palimpseste d’un « correspondant » anonyme, le texte de Mai 1968 au miroir est volontiers iconoclaste. Il le fait dans une évocation flottante et vagabonde des temps vécus, qui est, en fait, une fusion erratique et assumée des temps de la grammaire.

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Prix de l'œuvre : 6,50 €

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